L’ALBUM DE L’EVEQUE
Il y a une douzaine d’années il était encore un parfait inconnu du grand public. En 1996, ce curé d’une paroisse de Kaya dans le Centre Nord, sa région natale, est nommé évêque de Ouahigouya. Dans cette ville qui est le chef lieu de l’une des régions les plus islamisées du Burkina, Mgr Philippe OUEDRAOGO saura s’intégrer. Il cultive la solidarité avec les autres communautés par le dialogue, mais aussi par des actes concrets, tels que la construction d’un barrage réalisé par une association chrétienne il y a quelques années, au profit d’un village musulman. A Ouagadougou où il doit désormais continuer son œuvre pastorale, Mgr Philippe OUEDRAOGO semble faire l’unanimité. L’annonce de sa nomination le 13 Mai dernier a été accueillie avec grande joie par les fidèles chrétiens de la capitale.
TONDE Emmanuel choriste à la cathédrale : c’était vraiment une grande joie d’apprendre la nouvelle. Mgr Philippe OUEDRAOGO est vraiment un père vaillant qui oeuvre beaucoup pour la mission catholique et notamment en tant que président de la conférence épiscopale Burkina Niger, il fait beaucoup de choses pour l’Eglise. Nous ne pouvons que prier Dieu pour qu’il le fortifie davantage.
Claudine OUEDRAOGO : J’étais contente parce que je sais qu’il est bon.
Roch Aristide Nyongre choriste à la cathédrale : ce fut avec une grande joie que nous avons accueilli la nouvelle. Et depuis longtemps dans mes choix parmi les évêques qui devaient remplacer Mgr Jean-Marie COMPAORE, mon premier candidat était Mgr Philippe OUEDRAOGO. Donc lorsque j’ai appris la nomination, j’étais comblé. J’ai eu à participé une messe qu’il a célébrée. Dans son homélie il m’a beaucoup séduit par sa franchise et par sa manière de parler : un ton direct et sans contour à ses fidèles. Cela m’a beaucoup séduit et je l’avais depuis longtemps dans mon cœur.
Ancien footballeur amateur dans l’équipe du séminaire de Pabré près de Ouagadougou, Mgr Philippe OUEDRAOGO organise depuis cinq ans un tournoi de foot au profit des écoles de Ouahigouya. Et à ses heures libres, il suit le football national et international. S’il n’a pas d’équipe favorite, mercredi prochain il aura un penchant pour le FC Barcelone dans le grand match qui l’oppose à Manchester à l’occasion de la finale de la league européenne des champignons. Tout simplement parce que « je suis de culture espagnole » explique-t-il.
Alpha BARY Correspondant RFI au Burkina.
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